Juster temporise sur Beye : bilan en juin, pas avant

ombeyejusterentraineur2025-2026

On le sent venir, le grand rendez-vous de juin. Alban Juster a pris la parole sur l'avenir d'Habib Beye et le message tient en deux temps. Premier temps : la confiance. "Je suis très heureux de l'avoir", lâche le président intérimaire, qui décrit un coach "amoureux du club" et connaisseur de la région. Deuxième temps : la prudence. Pas de promesse au-delà de ce que dit le contrat.

Et le contrat, justement, court jusqu'au 30 juin 2027. Pas de flou juridique, pas de situation précaire. Beye a un bail, et Juster n'a aucune raison de le remettre en question. Du moins pas aujourd'hui.

La méthode Juster : attendre avant de trancher

Le nouveau patron adopte une ligne claire : on fait le point en fin de saison, en fonction des résultats et "des volontés de chacun". Formule diplomatique qui laisse la porte ouverte dans les deux sens. Si l'OM finit sur le podium et décroche la C1, difficile de toucher à quoi que ce soit. Si la saison dérape, le contrat ne sera pas un bouclier suffisant.

C'est aussi une façon de mettre tout le monde face à ses responsabilités. Beye sait ce qu'il doit livrer. La direction sait ce qu'elle a promis. Et les supporters, eux, savent que rien n'est acquis à Marseille. Jamais.

Beye, lui, ne doute pas

Le principal intéressé affiche une sérénité remarquable. "J'ai un contrat jusqu'en 2027, je suis convaincu de rester", a-t-il déclaré. Sur la question d'une revalorisation salariale ou d'une prolongation, il joue la carte de l'humilité : il estime devoir "devenir un entraîneur encore meilleur" avant de réclamer quoi que ce soit.

À 230 000 euros par mois, Beye se classe au troisième rang des coachs les mieux payés de Ligue 1, derrière Luis Enrique et Paulo Fonseca. Un salaire qui a fait jaser chez certains supporters, mais que le coach assume pleinement. "Tout ce que j'ai, je le mérite", tranche-t-il.

Pour un entraîneur qui est passé du plateau télé au banc de touche sans transition, la posture est culottée. Et plutôt rafraîchissante. Beye ne joue pas au modeste, ne se planque pas derrière des phrases creuses. Il assume, il bosse, il attend qu'on le juge sur le terrain.

Le verdict tombera en juin. D'ici là, il y a un déplacement à Monaco qui ne pardonne pas, un sprint final pour le podium, et cette question qui ne nous lâche plus : est-ce que le pari Beye est le bon ? On commence à avoir notre petite idée. Mais on va attendre la fin du film.