On le savait depuis dimanche, c'est désormais gravé dans le marbre. Roberto De Zerbi a officiellement signé un contrat de cinq ans avec Tottenham. Le communiqué est tombé dans la nuit, sec et sans fioritures, comme l'Italien les aime.
Le deuxième coach le mieux payé de Premier League
Les chiffres donnent le tournis. 12 millions de livres par an, soit le deuxième salaire d'entraîneur le plus élevé de Premier League, juste derrière Pep Guardiola. Pour un club 17e au classement et menacé de relégation, ça ressemble à un pari dément. Mais Tottenham n'avait plus le luxe de la demi-mesure : sept matchs pour se sauver, et Tudor viré après 43 jours cataclysmiques sur le banc.
De Zerbi hérite d'un vestiaire en miettes et d'un calendrier infernal. La mission est simple à formuler, terrifiante à exécuter : maintenir les Spurs en Premier League. Rien d'autre ne compte.
Moins de deux mois entre Marseille et Londres
Le timing interpelle. De Zerbi avait quitté l'OM en février, après la débâcle européenne et le 5-0 encaissé face au PSG. À l'époque, il disait vouloir prendre du recul, souffler, réfléchir à la suite. Le recul aura duré six semaines. L'appel de la Premier League, le défi du pompier de service et un salaire historique ont fait le reste.
On ne va pas lui en vouloir. Chacun gère sa carrière comme il l'entend, et les entraîneurs ne doivent rien à personne une fois le contrat rompu. Ce qui pique, c'est la vitesse. On n'a même pas eu le temps de ranger ses cartons à la Commanderie que le voilà installé dans le bureau de Tudor à Hotspur Way.
Ce que ça change pour l'OM
Strictement rien sur le plan sportif. Habib Beye est en place, les joueurs avancent, et personne ne regarde dans le rétroviseur. Mais l'officialisation ferme un dernier fil de discussion. Ceux qui espéraient encore un retour (il y en avait, si si) peuvent ranger leurs rêves.
L'OM version De Zerbi, c'était 18 mois de football parfois brillant, souvent frustrant, et une sortie par la petite porte. À Tottenham, il retrouvera le chaos qu'il connaît si bien. La seule différence, c'est que cette fois il est payé pour l'éteindre plutôt que pour l'allumer.
Bonne chance, Roberto. Sincèrement.