Bouhafsi président : McCourt valide malgré la tempête

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Trois jours. Ça fait trois jours que le nom de Mohamed Bouhafsi est sur toutes les lèvres, dans tous les débats, sur tous les plateaux. Riolo a allumé la mèche lundi. Les accusations de Molina ont suivi. Et maintenant ? Maintenant, contre toute attente, Frank McCourt doublerait la mise.

Le patron n'a pas bougé

C'est l'info du jour, et elle prend tout le monde à contre-pied. Selon Foot01 et Foot Mercato, McCourt validerait toujours la piste Bouhafsi pour la présidence. Le propriétaire américain ne se serait pas laissé déstabiliser par le bruit médiatique de ces dernières quarante-huit heures. Les accusations de Molina sur l'implication de Bouhafsi dans des transferts ? McCourt en aurait pris connaissance sans modifier sa feuille de route.

C'est soit de la conviction, soit de l'entêtement. À Marseille, la frontière entre les deux est souvent invisible.

Une candidature qui se structure

D'après plusieurs sources concordantes, Bouhafsi ne serait plus un simple nom qui circule. Des discussions concrètes auraient eu lieu. L'ancien journaliste de RMC, aujourd'hui chez Mediawan, coche les cases que McCourt recherche : connaissance du football français, réseau d'agents et de dirigeants, compréhension de la place marseillaise. À 33 ans, il aurait aussi l'avantage de la durée : un président jeune, c'est un projet à long terme.

Alban Juster assure l'intérim depuis le départ de Longoria, mais la situation ne peut pas durer. McCourt veut un nom avant la fin de saison. Et visiblement, ce nom reste celui de Bouhafsi.

Le problème Molina ne disparaît pas

Ceux qui pensaient que la polémique enterrerait la candidature en sont pour leurs frais. Mais ceux qui pensent qu'elle sera sans conséquence se trompent aussi. Les accusations de Romain Molina (implication dans des transferts, autocensure éditoriale) sont documentées, reprises par un confrère, et ne vont pas s'évaporer sous prétexte que McCourt a choisi de passer outre.

Si Bouhafsi devient président, chaque décision de recrutement sera scrutée à travers le prisme de ces révélations. Chaque contact avec un agent sera commenté. La présomption d'innocence existe, bien sûr. Mais dans le tribunal permanent des réseaux sociaux et des émissions sportives, elle pèse moins lourd qu'un thread Twitter bien ficelé.

Ce qu'on en pense au bar

On en est au quatrième épisode en trois jours, et le feuilleton ne montre aucun signe de ralentissement. McCourt qui maintient le cap malgré la tempête, c'est soit le signe qu'il a des éléments que nous n'avons pas, soit qu'il n'a tout simplement personne d'autre sous la main. Les deux options sont crédibles.

Ce qui est sûr, c'est que l'OM a besoin d'un président. Pas d'un débat sans fin. La saison se termine dans deux mois, le mercato approche, et le club navigue sans capitaine à la barre depuis trop longtemps. Bouhafsi ou un autre, peu importe : il faut quelqu'un aux commandes. Et vite.