Combien de fois on nous a fait le coup ? "L'OM est à vendre", "McCourt négocie", "des Saoudiens sont sur le dossier". On a perdu le compte des faux départs. Mais cette fois, quelque chose a changé. Et c'est McCourt lui-même qui le dit.
D'après plusieurs sources concordantes, le propriétaire américain a assoupli sa position historique. Lui qui a toujours juré que l'OM n'était pas à vendre accepte désormais l'entrée d'investisseurs extérieurs au capital du club. Le mot "cession" n'est pas encore prononcé, mais l'intention est là, à peine voilée.
Le contexte explique ce revirement. Les départs successifs de Roberto De Zerbi et Pablo Longoria ont laissé des traces. Les pertes financières (105 millions d'euros sur les derniers exercices, selon OM Mercato) pèsent lourd. Et les résultats sportifs, aussi encourageants soient-ils sous Habib Beye, ne suffisent pas à masquer les fissures structurelles.
Le prix demandé : 1,2 milliard d'euros. Quand on sait que McCourt a racheté le club pour 45 millions en 2016, le calcul est vite fait. L'Américain veut rentabiliser dix ans d'investissement, de passion (la sienne, pas la nôtre) et de chaos. Reste à savoir si quelqu'un est prêt à mettre cette somme sur la table.
D'après Méditerranée et Le 10 Sport, trois pistes de repreneurs seraient à l'étude, avec des discussions qui se mènent depuis les États-Unis. On n'en saura pas plus pour l'instant, et c'est peut-être mieux comme ça. Les noms lâchés trop tôt dans ce genre de dossier, ça finit toujours en eau de boudin.
Ce qui est certain, c'est que le discours a changé. McCourt ne ferme plus la porte. Il l'entrebâille, avec un prix au-dessus du marché et des conditions qu'on imagine non négociables. Le supporter marseillais, lui, a appris à ne plus s'emballer. On espère, un peu, du bout des lèvres. Parce qu'au fond, on ne demande qu'une chose : un propriétaire qui soit aussi fou de cet OM que nous.