U17 : l'OM s'envole en tête après sa victoire sur Albi

Pendant que les pros font débat sur les plateaux télé et que les consultants comptent les xG, il y a des gamins qui jouent au foot. Et qui le font bien. Les U17 de l'OM ont signé une nouvelle victoire ce week-end, 3-1 contre l'US Albi en 21e journée du championnat national, et ils s'envolent en tête de leur poule (source : footmarseille).

3-1, c'est le genre de score qui ne dit pas tout. Parce que les Marseillais ont dû renverser la situation après avoir été menés. C'est peut-être là que réside le plus encourageant : ce groupe sait réagir, ne panique pas quand ça tourne mal. Un trait de caractère qu'on aimerait voir plus souvent chez les grands, d'ailleurs.

La formation marseillaise a longtemps été un sujet sensible. On a vu partir des talents (un certain Ali Msa vers l'ASSE encore récemment), on a souvent eu l'impression que le club n'arrivait pas à garder ses meilleurs jeunes. Mais cette génération U17 envoie des signaux positifs. En tête de poule avec de l'avance, un collectif qui tourne, des résultats réguliers : il y a de quoi nourrir un minimum d'optimisme.

On ne va pas s'emballer non plus. Entre le championnat U17 et une place dans le groupe pro, le chemin est long et semé de pièges. On a tous en tête des générations qui brillaient en jeunes et qu'on n'a jamais revues. Mais voir les gamins du club gagner et bien figurer dans leur catégorie, ça fait du bien. Surtout quand la question du centre de formation revient sur la table à chaque mercato.

Ce qui plaît aussi, c'est la mentalité. Renverser un match, c'est pas anodin chez les jeunes. Il y a des équipes qui s'écroulent au premier but encaissé. Pas celle-là. Trois buts marqués après avoir été menés, ça suppose du caractère, de la solidarité, et un minimum de maturité collective pour ne pas partir en cacahuète. Les éducateurs font du bon travail, et ça mérite d'être souligné.

La suite du championnat dira si cette équipe a les épaules pour aller chercher le titre. Pour l'instant, ils font le boulot. Et ça, à Marseille, on sait que c'est déjà beaucoup.

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