C'est le genre de nouvelle qui ne fait pas sauter de joie, mais qui rassure : Hamed Junior Traoré est officiellement un joueur de l'OM. Plus de prêt, plus de clause conditionnelle, plus de « on verra en fin de saison ». Le club a levé l'option d'achat auprès de Bournemouth, pour un montant revu à la baisse autour de 7 millions d'euros, contre les 8 initialement prévus.
Les conditions étaient remplies depuis un moment
L'option était qualifiée de « quasi obligatoire » depuis le départ. Selon La Provence, les conditions sportives qui la déclenchaient ont été atteintes il y a quelques semaines déjà. L'officialisation n'est donc pas une surprise, mais elle a le mérite de clarifier la situation de l'international ivoirien pour la suite.
Arrivé en août 2025 en provenance de Bournemouth (qui l'avait récupéré après son passage à Sassuolo), Traoré a mis du temps à trouver ses marques. Blessures à répétition, temps de jeu en dents de scie, concurrence au milieu offensif : sa première saison n'a pas été un long fleuve tranquille. Deux buts, deux passes décisives en treize matchs, c'est correct sans être renversant.
Un pari sur le potentiel
Mais l'OM a visiblement décidé de miser sur ce que Traoré peut devenir plutôt que sur ce qu'il a montré jusqu'ici. À 24 ans, l'Ivoirien a des qualités techniques que personne ne conteste : conduite de balle, capacité à éliminer, vision du jeu. Le tout pour 7 millions, dans un mercato où le moindre joueur correct en coûte le double, ça reste raisonnable.
Le timing n'est pas anodin non plus. En sécurisant Traoré maintenant, Marseille anticipe le mercato d'été et verrouille un poste sans avoir à courir après un remplaçant. C'est de la gestion, et sur ce coup-là, difficile de reprocher quoi que ce soit à la direction.
Reste la vraie question : Traoré a-t-il l'étoffe pour s'imposer durablement dans cette équipe ? Les flashes de talent sont là, la régularité beaucoup moins. On a tous en tête des joueurs achetés sur la foi de quelques éclairs qui n'ont jamais vraiment confirmé au Vélodrome. À lui de prouver qu'il n'en fait pas partie.