Arrivé cet hiver pour 4 millions d'euros. Un montant qui faisait sourire, à l'époque. Deux mois plus tard, Quinten Timber est convoqué en sélection néerlandaise par Ronald Koeman pour les matchs amicaux face à la Norvège et l'Équateur. Qui rit maintenant ?
Benatia avait vu juste. Le directeur sportif de l'OM est allé chercher un box-to-box de 24 ans, ancien capitaine de Feyenoord, formé à l'Ajax, en fin de contrat. Le genre de profil qui ne traîne pas longtemps sur le marché, et que Marseille a su cueillir avant tout le monde. Le genre de coup qui rappelle les bonnes heures du recrutement olympien, quand on allait dénicher des joueurs avant qu'ils n'explosent.
Depuis son arrivée, Timber a tout compris. L'intensité, le pressing, la verticalité que demande Habib Beye. Sa prestation contre Auxerre avait mis tout le monde d'accord : technique propre, courses intelligentes, et cette capacité à répéter les efforts qui manquait cruellement au milieu de terrain. À côté de Pierre-Emile Højbjerg, il forme un double pivot qui commence à faire peur.
Le parallèle avec son frère jumeau Jurrien, pilier d'Arsenal, revient souvent. Quinten n'a pas (encore) le même palmarès, mais il partage cette intelligence de jeu, cette lecture des espaces qui fait la différence au plus haut niveau. Le fait que Koeman le rappelle aussi vite confirme ce que le Vélodrome pressentait déjà : on tient quelqu'un.
Les supporters peuvent aussi remercier le calendrier. La trêve internationale tombe après une série de trois victoires consécutives. Timber part en sélection avec la confiance d'un groupe qui tourne, dans un club où il se sent bien. Tout ce qu'il faut pour revenir encore plus fort.
À 4 millions, c'est peut-être l'affaire de la saison en Ligue 1. Et si Timber continue sur cette lancée, on n'ose même pas imaginer ce qu'il vaudra dans un an. Benatia, on t'en doit une.