Payet raccroche les crampons : merci Dim

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Il pleuvait sur le Vélodrome. Évidemment. Comme si le ciel avait compris avant nous ce qui allait se passer. Dimanche soir, à la mi-temps d'OM-Lille, Dimitri Payet a pris le micro sur la pelouse pour annoncer ce qu'on redoutait tous. "À la veille de mes 39 ans, je prends ma retraite en tant que footballeur professionnel." Les larmes, les applaudissements, le Vélodrome debout. Un de ces moments où le foot redevient autre chose qu'un business.

Les chiffres, on les connaît par cœur à force. 326 matchs sous le maillot blanc, 78 buts, 95 passes décisives. Meilleur passeur de l'histoire de la Ligue 1. 38 sélections avec les Bleus, 8 buts, dont ce coup franc contre la Roumanie à l'Euro 2016 qui avait fait trembler tout un pays. Deux passages à l'OM (2013-2015 puis 2017-2023), entrecoupés d'un exil à West Ham où il avait quand même empilé 15 buts en 60 matchs.

Payet, c'est le joueur qui a choisi de revenir. En 2017, quand les gros clubs anglais lui faisaient les yeux doux, il a dit Marseille. Ce choix-là, ça vaut tous les trophées du monde. Enfin presque, parce qu'on aurait quand même aimé que la finale de Ligue Europa 2018 contre l'Atlético se termine autrement. Et cette finale d'Euro 2016, perdue sans lui sur la pelouse à cause d'une blessure cruelle en demie contre l'Allemagne... On n'a jamais digéré.

Depuis juin 2025 et la fin de son aventure à Vasco de Gama au Brésil, Payet n'avait plus rechaussé les crampons. On se doutait que c'était la fin. Mais tant que le mot "retraite" n'est pas prononcé, on garde un espoir idiot. C'est ça, être supporter.

Nantes, Saint-Étienne, Lille, West Ham, Vasco, et surtout l'OM. Vingt ans de carrière pro, des gestes techniques qu'on montrera à nos gamins, et cette capacité à rendre fou (autant l'adversaire avec ses dribbles que nous quand il marchait sur le terrain certains soirs de fin de contrat).

Merci Dim. Le Vélodrome se souviendra.

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