On n'a pas encore joué le match et c'est déjà le bazar. OM-LOSC, 27e journée de Ligue 1, dimanche prochain au Vélodrome — et la programmation à 17h15 continue de faire grincer des dents côté lillois.
Olivier Létang, le président du LOSC, n'a pas mâché ses mots après la victoire de son équipe à Rennes (2-1) ce dimanche soir. Il "insiste sur la sécurité" de sa délégation et conteste ouvertement ce créneau horaire, initialement prévu en soirée avant d'être avancé (source : Foot Marseille). Bruno Genesio, le coach lillois, a lui aussi réagi à cette polémique qui s'éternise (source : Football Club de Marseille). On les comprend, le contexte est tendu — mais bon, c'est le Vélodrome, pas un salon de thé. Ça a toujours été chaud ici, et les équipes qui viennent le savent.
L'enjeu sportif : prendre le large sur Lyon
Côté terrain, l'OM a tout intérêt à transformer la pression en points. Avec la victoire étriquée contre Auxerre vendredi (1-0), les Marseillais comptent désormais deux points d'avance sur l'OL, 4e, qui s'est fait accrocher au Havre (0-0) ce dimanche. Lyon qui cale, Strasbourg qui piétine face au Paris FC (0-0), le LOSC qui reste dans le rétro malgré son succès à Rennes... L'OM tient une fenêtre pour creuser l'écart et enchaîner une série inédite depuis six mois (source : Foot Marseille).
Le problème, c'est que pour ça il faut battre Lille. Et les Dogues arrivent sur une dynamique positive avec ce succès à Roazhon Park. Jonathan David et compagnie ne vont pas débarquer au Vélodrome pour faire de la figuration. En parlant de David, son nom revient beaucoup dans l'actualité marseillaise ces derniers jours — mais ça, c'est une autre histoire.
Un contexte extra-sportif pesant
Faut pas se mentir : l'ambiance autour du club est lourde. Entre le départ de De Zerbi, l'arrivée de Beye qui divise, et un mouvement de contestation des supporters qui inquiète jusqu'à Bixente Lizarazu, ce match a des airs de tournant. Gagner contre Lille, c'est consolider la 3e place et ramener un peu de sérénité. Perdre, c'est replonger dans la crise.
On verra bien dimanche si le Vélodrome pousse ou gronde. Probablement les deux.