Trois victoires d'affilée, un retour au podium, et maintenant Lille qui débarque au Vélodrome. Dimanche 17h15, la 27e journée offre à l'OM un test grandeur nature pour mesurer la solidité retrouvée sous Habib Beye.
Kondogbia, le patron qu'on attendait plus
On l'avait un peu enterré, Geoffrey. Après une première partie de saison en demi-teinte sous De Zerbi, Kondogbia revit depuis l'arrivée de Beye sur le banc. Le coach ne s'en cache pas : il le considère comme le pilier de son milieu. Son impact dans la récupération et la relance a changé le visage de l'équipe. Associé à Højbjerg, le duo forme un verrou que peu d'adversaires ont réussi à forcer ces dernières semaines. Deux clean sheets consécutives, c'est pas le fruit du hasard.
Aguerd forfait, Balerdi incertain
Le timing n'est pas idéal côté défense. Aguerd est toujours à l'infirmerie (retour prévu mi-mai), et Balerdi traîne un pépin qui rend sa présence incertaine. Derrière, Beye devrait aligner Rulli dans les cages et composer avec les moyens du bord en charnière.
Plus inquiétant : six cadres sont à un carton jaune de la suspension. Aguerd (déjà absent), Pavard, Weah, Kondogbia, Greenwood et Medina. Contre une équipe aussi coriace que Lille, la discipline sera un enjeu à part entière.
Un Beye pragmatique, et il l'assume
Fini le jeu flamboyant promis par De Zerbi. Beye a pris le contre-pied total : bloc compact, relances moins risquées, solidité avant tout. Les puristes grincent des dents, mais les résultats sont là. Le technicien sénégalais ne s'en excuse pas : il considère que l'OM n'avait pas les armes pour jouer aussi haut et ouvert que le voulait son prédécesseur.
Une hypothèse circule pour dimanche : un passage en 4-4-2 avec Gouiri et Aubameyang associés en pointe, Greenwood et Paixão sur les côtés. Un schéma plus direct qui couperait l'herbe sous le pied d'un milieu lillois habitué à étouffer les adversaires.
Lille, l'adversaire parfait pour se jauger
Le LOSC reste une des équipes les plus solides du championnat. Mais les Lillois arrivent avec leurs propres doutes, fraîchement éliminés de la Ligue Europa. La fatigue accumulée et le moral en berne pourraient peser.
Pour l'OM, gagner ce match signifierait creuser l'écart dans la course à la Ligue des Champions. Perdre, et c'est toute la dynamique des trois dernières semaines qui s'effondre. Beye parle de "tournant". Papin aussi. Quand deux anciens du club utilisent le même mot, c'est que l'enjeu dépasse le simple classement.