OM 1-2 Lille : le Vélodrome douché, le podium vacille

On y croyait. Vraiment. Quand Nwaneri a trouvé le chemin des filets à la 43e, le Vélodrome a explosé comme il sait le faire dans les grands soirs. 1-0 à la pause, le LOSC réduit au silence, le plan de Beye qui se déroulait exactement comme prévu. Et puis la seconde période est arrivée.

Six minutes pour tout perdre

Le retour des vestiaires a été un cauchemar. Meunier a égalisé dès la 49e, et tout le bloc défensif marseillais s'est mis à tanguer. L'assurance tranquille de la première mi-temps s'est volatilisée d'un coup, comme si quelqu'un avait débranché la prise. Lille a senti le truc et n'a plus lâché. Les Dogues ont pris le contrôle du milieu, multiplié les transitions rapides, et l'OM s'est retrouvé à subir chez lui.

Le coup de grâce est venu de Giroud à la 86e. Un but qui fait mal, très mal, parce qu'on pensait avoir tenu le nul et ramassé un point qui aurait eu le mérite d'exister. Au lieu de ça, zéro.

Greenwood sorti sur civière

Comme si la défaite ne suffisait pas, Mason Greenwood a dû quitter la pelouse après une faute de Calvin Verdonk en contre-attaque. Blessure musculaire, verdict à attendre, mais les images n'étaient pas rassurantes. Perdre le meilleur buteur de Ligue 1 (15 buts cette saison) dans le sprint final, c'est le scénario qu'on redoutait tous sans oser le formuler.

Le classement se resserre

Avec cette défaite, l'OM laisse Lille revenir à trois points. Monaco a battu Lyon (2-1) hier, ce qui complique encore la donne. Le classement reste serré, et les cinq points d'avance confortables d'avant-match fondent à vue d'oeil. Dix journées pour boucler la saison, et soudain ça paraît long.

Le calendrier ne va pas aider : Nice, Lens, Monaco attendent encore. Des matchs où il faudra prendre des points sans forcément avoir Greenwood pour les chercher. Le Vélodrome devait être une forteresse ce soir. Il a tenu 49 minutes.

Ce qu'il reste

Pas de panique, pas encore. Mais la dynamique de trois victoires consécutives vient de prendre un sale coup. L'union sacrée décrétée hier à la Commanderie entre supporters et direction n'a pas suffi à protéger le résultat. C'est sur le terrain que ça se règle, et ce soir, le terrain a parlé contre nous.

La trêve internationale arrive au bon moment. Deux semaines pour digérer, récupérer des blessés, et revenir avec les idées claires. Parce que là, il va falloir serrer les dents jusqu'au bout.

Articles similaires