Troisième interview de McCourt en un mois dans la presse française. Après les déclarations de fin février en pleine crise, puis la chasse au président annoncée lundi, le propriétaire américain a remis le couvert dans le JDD ce dimanche. Et cette fois, les choses se précisent.
Benatia, c'est fini en juin
On le pressentait, on en avait parlé, c'est désormais acté noir sur blanc. Medhi Benatia, démissionnaire depuis plusieurs semaines, quittera l'OM à la fin de son préavis prolongé en juin. McCourt l'a confirmé sans ambiguïté.
L'ancien défenseur international aura marqué son passage à la direction sportive. Pour le meilleur (le recrutement De Zerbi, des coups de mercato inspirés) et pour le pire (la gestion de crise chaotique de février). Son départ laisse un vide que le club devra combler vite.
Un président "qui connaît Marseille"
McCourt a dressé le portrait-robot du futur président : "Un manager d'envergure, expérimenté, qui connaît bien la France et Marseille." Les cabinets de chasseurs de têtes sont activés. On cherche quelqu'un qui comprenne "la culture du club", dixit le Bostonien.
C'est bien joli sur le papier. Mais les candidatures ne manquent jamais pour présider l'OM. Le vrai défi, c'est de trouver quelqu'un qui tienne plus de deux saisons sans se brûler les ailes. Depuis l'arrivée de McCourt en 2016, le club a usé Eyraud, Longoria, et maintenant Benatia côté direction sportive. Le prochain sur la liste a intérêt à avoir les nerfs solides.
Un investisseur pour "passer au niveau supérieur"
C'est peut-être le message le plus important de cette interview. McCourt ouvre officiellement la porte à de nouveaux actionnaires. "Le niveau supérieur et, espérons-le, le plus haut niveau, nécessiteront des investissements supplémentaires. Nous voulons trouver le bon partenaire stratégique pour y parvenir."
Traduction : McCourt admet qu'il ne peut pas financer seul les ambitions du club. Ce n'est pas une vente (il insiste là-dessus), mais une dilution du capital pour aller chercher des moyens supplémentaires. La nuance est mince, et les supporters la scruteront de près.
"Quand je regarde où en était l'OM quand je l'ai racheté et où il est maintenant, c'est le jour et la nuit", ajoute McCourt. Ça se discute, Frank. On a participé à la Ligue des Champions cette saison, c'est vrai. Mais le jour et la nuit, c'est un peu généreux quand on regarde le chaos de ces derniers mois.
L'été s'annonce aussi agité en coulisses que sur le terrain de jeu. Nouveau président, nouvel investisseur, nouvel effectif : l'OM version 2026-2027 pourrait ne plus ressembler du tout à celui qu'on connaît.