McCourt ouvre la porte aux investisseurs

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Quatre jours après le lancement de la chasse au nouveau président, le feuilleton McCourt prend un tournant qu'on n'attendait plus. Ou plutôt, qu'on n'osait plus attendre.

D'après Le Phocéen et plusieurs sources concordantes, Frank McCourt accepterait désormais l'arrivée de partenaires stratégiques au capital de l'OM. Le mot-clé, c'est "stratégique" : pas question de lâcher les clés du camion. L'Américain veut garder le contrôle sur les décisions majeures, mais il ouvre enfin la porte à des capitaux extérieurs. Après huit ans de solo intégral, c'est un virage.

Mieux (ou pire, selon le degré de confiance qu'on accorde encore au bonhomme) : un cabinet spécialisé aurait été mandaté pour explorer différents scénarios. Mediasportif va même plus loin et parle de "grande manœuvre" préparant une possible vente du club. Le mot est lâché. Vente. Celui qui fait battre le cœur de Marseille depuis 2016, celui qui revient comme un serpent de mer à chaque mercato raté, à chaque défaite humiliante.

Alors, on en est où concrètement ? Après le départ de Longoria, la confirmation de celui de Benatia en juin, et l'intérim de Juster, l'organigramme de l'OM ressemble à un chantier en pleine démolition. Les fondations tiennent (l'équipe joue, les résultats suivent, De Zerbi est parti mais le football n'a pas sombré), mais au-dessus, c'est le vide. Pas de président, bientôt plus de directeur sportif, et un propriétaire qui gouverne depuis Boston.

C'est peut-être justement ce vide qui a poussé McCourt à bouger. Plusieurs médias évoquent des négociations discrètes avec des investisseurs potentiels, sans qu'aucun nom ne filtre pour l'instant. OM Mercato parle de "discussions actives", Foot sur 7 titre carrément "McCourt lâche prise". La réalité se situe probablement entre les deux. L'Américain ne vend pas (pas encore, pas comme ça), mais il accepte l'idée qu'il ne peut plus tout porter seul.

Le contexte l'y oblige. L'OM a besoin d'investissements massifs pour rester compétitif : prolonger les joueurs bankables avant qu'ils ne partent (on pense fort à Mason Greenwood et son dossier à 100 millions), financer un mercato à la hauteur des ambitions affichées, et moderniser un club qui a trop longtemps fonctionné au jour le jour. Tout ça coûte cher. Plus cher que ce que McCourt semble disposé à mettre de sa poche.

Reste la question que tout Marseille se pose : c'est du concret ou c'est encore de la com ? On a été tellement échaudés par les annonces de "passage au niveau supérieur" (la formule exacte utilisée par Football Club de Marseille citant l'entourage de McCourt) qu'on a du mal à y croire sans voir les signatures. Chaque semestre, on nous promet que ça va changer. Et chaque semestre, on se retrouve à espérer le prochain.

Cette fois, il y a quand même un élément nouveau : le départ simultané de Longoria et Benatia n'est pas un accident. C'est un nettoyage. Et quand on nettoie une maison de fond en comble, c'est souvent qu'on prépare l'arrivée de quelqu'un. Investisseur minoritaire, partenaire industriel, ou repreneur ? On verra bien cet été. En attendant, Marseille fait ce qu'elle sait faire de mieux : attendre, espérer, et se méfier.