McCourt cherche un partenaire et acte le départ de Benatia

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On savait que Medhi Benatia allait partir, c'était acté depuis quelques jours. On savait aussi que McCourt cherchait un nouveau président. Mais dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, le propriétaire américain a posé toutes les cartes sur la table d'un coup. Et il y en a quelques-unes qu'on n'avait pas vues venir.

Benatia, c'est terminé en juin

Plus aucune ambiguïté. McCourt confirme que le directeur du football quittera le club à la fin de son préavis, prolongé jusqu'en juin. L'aventure Benatia, commencée avec des promesses et une vraie connexion avec les supporters, se termine dans un flou organisationnel qui en dit long sur les dysfonctionnements internes. On ne saura probablement jamais le fin mot de cette rupture, mais le timing (en pleine course à l'Europe) laisse un goût amer.

Un investisseur, mais lequel ?

C'est la vraie bombe de l'interview. McCourt ouvre officiellement la porte à un « partenaire stratégique ». Traduction : il cherche quelqu'un pour mettre de l'argent dans le club. Pas une vente, attention. Il parle d'investissements supplémentaires, de partenariat, d'atteindre le plus haut niveau. Le discours classique du propriétaire qui veut garder le contrôle tout en trouvant un portefeuille plus épais que le sien.

On a déjà entendu ça. On a déjà espéré. Les Saoudiens, les Qataris, les fonds américains... Les rumeurs de rachat ou d'entrée au capital de l'OM reviennent chaque été comme les vendeurs de chichis sur la Corniche. Sauf que cette fois, c'est McCourt lui-même qui l'annonce dans un journal national. Ce n'est plus une fuite, c'est une stratégie.

Un président qui connaît Marseille

Pour le poste de président, McCourt pose ses critères : quelqu'un qui connaît la France, qui comprend Marseille, et qui a de l'envergure managériale. Le profil existe sûrement quelque part entre la Canebière et les quartiers d'affaires parisiens. Reste à savoir si le candidat idéal aura envie de se retrouver coincé entre un propriétaire américain, des supporters exigeants et un club où les directeurs sportifs ne finissent jamais leur mandat.

McCourt assure que la progression du club depuis son arrivée en 2016 est « frappante ». C'est un point de vue. Les supporters qui ont vécu la descente aux enfers de l'ère Eyraud, les promesses non tenues du mercato d'été en été, et la valse des entraîneurs, auront peut-être un adjectif différent en tête.

L'été promet d'être chaud. Nouveau président, nouveau directeur sportif, possible investisseur, et un effectif à retoucher. À Marseille, on appelle ça un mardi.