McCourt a tranché. Après six ans à la tête de l'OM, Pablo Longoria ferme le dossier le 23 mars. Le propriétaire américain ne cherche pas à le retenir. L'accord se fait sans vague, juste une confirmation qu'on avait vu venir.
Mais c'est ce qui vient après qui intéresse vraiment. McCourt ne laisse pas le vide se creuser. Alban Juster, qui traînait dans les bureaux depuis huit ans comme directeur général finance et compliance, monte au fauteuil de président du directoire pour gérer l'intérim. C'est un homme d'intérieur, du chiffre, pas un visage médiatique. Bof, c'est pas pour y rester longtemps.
La vraie question c'est : qui pour prendre la barre de façon définitive ? McCourt a mandaté un cabinet de recrutement. Discrétion totale. Aucun nom qui circule à Marseille pour l'instant. Shéhérazade Semsar de Boisséson, vice-présidente du conseil de surveillance et bras droit de McCourt Global, parle d'une "transition institutionnelle maîtrisée et organisée". Traduction : on cherche quelqu'un à notre hauteur, pas un poulain du coin.
Ce qu'on sait, c'est que le timing n'est pas bâclé. McCourt veut sa personne en place pour l'été 2026. Le mercato, la préparation hivernale, tout se joue avant. Juster n'aura que le rôle de gardien temporaire — assurant la continuité administrative sans prendre les vraies décisions.
C'est un changement de régime sans coup d'éclat. Longoria parte, Juster arrange la maison, et McCourt attend l'arrivée d'un professionnel connu qui redonnera du poids à la direction. L'OM bouge, mais lentement.