On en parlait ce matin : Longoria s'en va, accord trouvé, page tournée. Mais la question qui suit est presque plus importante que le départ lui-même. Qui pour prendre les rênes ?
Frank McCourt n'a pas traîné. D'après RMC Sport et Foot Mercato, un cabinet de recrutement a été mandaté pour dénicher le futur président du directoire. Les recherches visent un profil opérationnel pour la saison prochaine, ce qui laisse Alban Juster aux commandes au moins jusqu'à l'été. Le directeur général finances, dans les murs depuis 2017, connaît chaque ligne du budget marseillais. Pas le profil le plus glamour, mais en période de transition, c'est peut-être exactement ce qu'il faut.
Côté McCourt Global, Shéhérazade Semsar de Boisséson (vice-présidente du conseil de surveillance et CEO du groupe) a tenu à rassurer. "Phase de transition institutionnelle organisée et maîtrisée", les mots choisis du corporate. Traduction marseillaise : on ne panique pas, on gère. Les postes clés seront pourvus avant l'été, promis juré. On a déjà entendu des promesses chez McCourt, mais admettons.
Ce qui est nouveau depuis le départ de Longoria, c'est l'organigramme provisoire qui se dessine. Alessandro Antonello au poste de directeur général, Benjamin Arnaud en secrétaire général, et Juster au sommet. Trois techniciens, zéro figure médiatique. L'anti-thèse de l'ère Longoria, où le président était aussi le visage du mercato.
La vraie question, personne ne la pose publiquement mais tout le monde y pense : quel type de président McCourt cherche-t-il ? Un gestionnaire à la Juster, qui laisse Benatia régner sur le sportif ? Ou un dirigeant fort, capable de porter un projet global ? Les deux options disent des choses très différentes sur la vision de l'Américain pour le club.
Pour l'instant, aucun nom ne circule à Marseille. Ni en interne, ni dans les rédactions. Le cabinet bosse dans l'ombre, McCourt valide depuis Boston, et nous on attend. Comme d'habitude.
Au moins, cette fois, la transition a le mérite d'être assumée. Pas de putsch, pas de communiqué rageur à 23h un dimanche. Juste un départ négocié et une succession organisée. C'est peut-être le premier signe que quelque chose a changé dans la gouvernance de ce club. Ou alors c'est juste McCourt qui a appris à mieux communiquer après huit ans de chaos. On verra bien à la rentrée.