Longoria dit adieu sur LinkedIn, McCourt vise un profil hybride

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On a raconté ce matin le départ de Longoria, puis la recherche de son successeur dans l'après-midi. La journée n'est pas finie, et de nouveaux éléments tombent.

D'abord, Longoria lui-même. L'Espagnol a pris la parole le soir du 23 mars, sur LinkedIn. Pas de conférence de presse, pas de lettre ouverte dans La Provence, pas de story Instagram larmoyante. Un post sobre, calibré, dans lequel il parle de "fermeture d'un chapitre important" et remercie McCourt, les collaborateurs, les entraîneurs (six au total, on ne va pas tous les citer), les joueurs et les supporters. Il dit partir avec "respect, perspective et gratitude". Pas un mot sur un projet futur. Pas d'amertume. Classe, il faut l'admettre, même si on aurait préféré un trophée à une belle phrase.

Excel Sports Management entre en jeu

Côté succession, le flou se dissipe un peu. D'après Foot Mercato et Le Phocéen, le cabinet mandaté par McCourt pour dénicher le futur président n'est pas n'importe qui : il s'agit d'Excel Sports Management, présenté comme l'un des meilleurs du secteur dans le recrutement de dirigeants sportifs. Quand McCourt sort le carnet de chèques pour un chasseur de têtes, c'est que la recherche est sérieuse. Ou qu'il veut montrer qu'elle l'est, ce qui revient parfois au même à Marseille.

Shéhérazade Semsar de Boisséson, vice-présidente du conseil de surveillance et CEO de McCourt Global, devrait jouer un rôle clé dans le processus de sélection. Le profil recherché serait "intermédiaire" : ni un pur gestionnaire à la Eyraud (qui ne connaissait pas la différence entre un 4-3-3 et un 3-5-2), ni un homme de foot total à la Longoria (qui passait ses nuits sur Wyscout mais laissait filer les finances). Quelque chose entre les deux. Un président qui parle ballon ET tableur Excel.

Six ans, trois podiums, zéro trophée

Le bilan chiffré de l'ère Longoria se résume vite : trois podiums en Ligue 1 sur quatre saisons complètes, un retour en Ligue des Champions cette saison, six entraîneurs différents (de Sampaoli à Beye en passant par Tudor et De Zerbi), et aucun trophée majeur. Le tout avec un mercato permanent, spectaculaire, parfois génial (Greenwood à 26M, revendu combien cet été ?), parfois douloureux (on ne citera personne, ils savent).

L'héritage le plus tangible de Longoria, c'est peut-être Mehdi Benatia. C'est lui qui l'a installé, d'abord comme conseiller puis comme patron du sportif. Et c'est Benatia qui l'a, in fine, rendu dispensable. Ironie marseillaise classique.

Pour l'instant, aucun nom ne filtre pour la succession. Le cabinet bosse, McCourt valide depuis Boston, et Juster tient la boutique. On suivra ça de près, parce qu'à l'OM, le choix du président, ça conditionne tout le reste.

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