On en parlait il y a quelques heures à peine : l'OM lorgnait Karim Coulibaly, le jeune défenseur central du Werder Brême qui fait tourner les têtes en Bundesliga. On disait aussi que la concurrence était rude. Eh bien voilà, c'est déjà plié. Ou presque.
Paris a frappé le premier
Selon Foot Mercato et plusieurs sources concordantes, le PSG a trouvé un accord préliminaire avec l'entourage de Coulibaly dès le 21 mars. Pendant que l'OM "manifestait son intérêt", Paris négociait. Luis Enrique voulait un défenseur central gaucher, jeune, capable de relancer proprement. Coulibaly, 18 ans, 22 titularisations en Bundesliga cette saison, coche toutes les cases.
L'accord porte sur les conditions personnelles. Reste à boucler le transfert avec le Werder, qui réclame entre 40 et 50 millions d'euros pour un joueur sous contrat jusqu'en 2029. Un montant record pour le club brêmois, mais qui ne fera pas sourciller la direction parisienne.
Benatia y croyait, mais avec quoi ?
Le dossier Coulibaly illustre parfaitement le dilemme estival de Medhi Benatia. Le conseiller sportif a identifié le profil idéal : un gaucher de 1,91 m, technique, agressif, qui peut s'imposer pendant dix ans en charnière. Le genre de recrue qui transforme une défense. Sauf que pour convaincre un joueur courtisé par le PSG, Newcastle, Chelsea et Naples, il faut sortir le chéquier. Et le chéquier de l'OM, cet été, dépendra de ce qu'on récupère sur les ventes (la clause Manchester United sur Greenwood va peser lourd).
C'est le serpent qui se mord la queue : pour recruter mieux, il faut vendre cher. Pour vendre cher, il faut garder les meilleurs. Et entre les deux, Paris rafle la mise tranquillement.
Newcastle et Chelsea toujours en embuscade
Le dossier n'est pas totalement verrouillé par le PSG. Bild rapporte que Newcastle et Chelsea ont aussi échangé avec le clan Coulibaly ces derniers jours. La Premier League, avec sa puissance financière, peut encore rebattre les cartes. Naples serait dans le coup également, même si les Azzurri sont plus discrets.
Pour l'OM, en revanche, c'est terminé. On n'est pas dans la même catégorie financière, et il faut l'accepter sans se raconter d'histoires. Benatia le sait mieux que personne, lui qui a côtoyé ce niveau quand il jouait à la Juve et au Bayern.
Passer à autre chose, vite
Le mercato d'été sera long et il y aura d'autres cibles. Des profils moins clinquants, moins chers, mais peut-être tout aussi pertinents pour ce que Beye veut construire. L'OM ne peut pas se battre avec Paris sur chaque dossier de jeune prodige. Ce n'est pas nouveau, ce n'est pas une honte, c'est juste la réalité du football français en 2026.
Reste à espérer que Benatia a un plan B. Avec lui, on a appris à ne pas s'inquiéter trop vite.