L'histoire s'écrit maintenant à un rythme quotidien. Lundi, on apprenait que Greenwood avait dit oui à la Juve. Jeudi, on se disait que c'était plié. Et puis samedi, l'Atlético et l'Inter sont venus mettre le bazar. On en est là : trois mastodontes européens qui se tirent la bourre pour notre numéro 10.
La Juve en pole, mais plus seule
D'après la Gazzetta dello Sport, la Juventus et l'Atlético Madrid mènent la course. L'Inter Milan n'a pas dit son dernier mot non plus. Mason Greenwood aurait donné son accord en privé aux Bianconeri, selon The Sun, mais un accord verbal en mars ne vaut pas grand-chose quand deux autres géants débarquent avec le chéquier.
L'Atlético chercherait un successeur de calibre après le départ annoncé de Griezmann vers la MLS. Greenwood, 24 ans, meilleur buteur de Ligue 1 avec 16 réalisations en 27 matchs, coche toutes les cases. L'Inter, de son côté, voit en lui le profil offensif qui manque pour concurrencer durablement le Napoli.
Ce que l'OM peut en tirer
Pour nous, la question n'est plus de savoir si Greenwood part. C'est de savoir combien il rapporte. Le talent brut qui a choisi Marseille pour écrire son histoire, les deux pieds qui claquent, cette nonchalance qui rendait fou l'adversaire (et parfois nous quand il ne pressait pas) : tout ça a une valeur marchande qui grimpe à chaque surenchère.
Les chiffres qui circulent tournent autour de 60 à 80 millions d'euros. Certains médias anglais évoquent même la barre des 100 millions si la bataille s'intensifie. Pour un joueur acheté aux alentours de 30 millions à Manchester United, l'opération serait historique pour les finances du club.
Profiter des derniers chapitres
On le savait depuis le début, quelque part. La Premier League allait finir par le rappeler, ou un grand d'Espagne, ou un top club italien. C'est le destin des joueurs qui brillent trop fort sous le maillot blanc. Papin, Drogba, Aubameyang (bon, lui c'est différent) : la liste est longue de ceux qu'on a aimés puis regardés partir.
Greenwood a encore quelques matchs à jouer avec nous. Le calendrier dit Monaco, Metz, Nantes. Chaque but sera peut-être le dernier au Vélodrome. Alors on profite, on applaudit, et on surveille le montant du chèque. C'est ça, être supporter de l'OM : savourer le présent en sachant que le mercato finit toujours par frapper à la porte.