Deux victoires à 1-0. Zéro but encaissé. Et pourtant, on dirait que l'OM vient de perdre la finale de la Ligue des Champions vu les débats que ça provoque. Bienvenue dans le quotidien d'Habib Beye, coach de l'OM, où même gagner ne suffit pas à calmer les plateaux télé.
Ce mardi, c'est la foire aux opinions. Sur RMC, dans l'émission Rothen s'enflamme, Eric Di Meco a pris la défense de l'approche Beye. Son argument est simple, direct, et difficile à contredire : "Si l'OM ne va pas en Ligue des Champions, le club est en grande difficulté" (source : Foot Marseille). Autrement dit, on s'en fiche que ce soit moche si ça qualifie pour la C1. Les puristes peuvent grimacer, les points sont là.
Dugarry veut du jeu, Riolo du fond
Face à ça, Christophe Dugarry a donné son avis. L'ancien international réclame davantage de contenu offensif et conseille à Beye de lâcher un peu les freins (source : Football Club de Marseille). Le genre de conseil facile à donner depuis un studio climatisé. Dugarry a raison sur un point : l'OM a l'effectif pour proposer plus. Mais Beye a aussi raison sur un autre : l'OM avait l'effectif pour proposer plus sous De Zerbi, et ça a fini comment ?
Daniel Riolo, lui, pointe ce qu'il appelle le "plus gros souci" de l'OM cette saison. Sans nommer directement Beye, il s'interroge sur le potentiel d'explosion de cette équipe (source : Foot Marseille). L'OM est troisième, deux points devant Lyon, et personne ne semble satisfait. On est à Marseille, faut pas chercher la logique.
Karim Bennani, sur la chaîne L'Equipe, résume peut-être le mieux la situation : "Le spectacle n'est pas flamboyant, mais ça prend des points. C'est efficace" (source : Foot Marseille). C'est exactement ça.
Le pragmatisme, luxe ou nécessité ?
Les critiques sur le jeu de Beye ne datent pas d'hier. Mais Di Meco met le doigt sur un truc que beaucoup oublient : l'OM n'est pas le PSG. On n'a pas le luxe de jouer au beau jeu pendant que les résultats tombent tout seuls. La troisième place est là, elle est fragile, et le choc face au LOSC dimanche peut tout changer dans un sens comme dans l'autre.
Si dans deux mois on est en C1, personne ne se souviendra que c'était moche en mars. Si on rate le podium pour un point, là oui, on pourra parler de ce qui a manqué. En attendant, Beye fait le job. Et emmène son groupe au Z5 pour décompresser. C'est peut-être ça, le vrai coaching.