De Zerbi à Tottenham : une condition qui pourrait tout changer

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De Zerbi a bougé vite. À peine quelques semaines après son accord pour quitter l'OM en février, le coach italien de 46 ans regarde déjà ailleurs. Tottenham l'appelle, Spurs lui propose le fauteuil permanent. Aucune hésitation : De Zerbi écoute.

Mais il ne vend pas sa signature au premier venu. L'homme qui a dirigé 69 matchs sous le maillot bleu et blanc pose une condition qui ressemble à un appel au secours : Tottenham doit se maintenir en Premier League. C'est tout. Pas de négociation. Si Spurs descend, De Zerbi se barre cet été.

Pourquoi cette condition ? Parce que De Zerbi veut rester en Premier League, elle-même. Zéro intérêt pour la Championship. Lui qui a mené Marseille à 39 victoires en 69 matchs et qui a failli transformer le club ne va pas se retrouver à gérer une bataille de relégation en Division 2 anglaise. C'est pas son projet.

Tottenham aujourd'hui, c'est un club en panique. 17e de Premier League, à un point de la zone rouge. La débâcle 3-0 contre Nottingham Forest en dit long. Igor Tudor, l'interim, ne gardera pas le job. Pochettino et De Zerbi sont les deux favoris. De Zerbi, lui, exige une bouée de sauvetage avant de signer.

Les négociations ont l'air avancées. On parle d'une clause de relégation dans le contrat — si Spurs descend, De Zerbi part libre. C'est astucieux : ça rassure le coach sur ses projets futurs et ça donne un signal fort à Tottenham : "Vous devez vous battre pour rester maintenant, pas pour me plaire cet été."

L'ironie du truc, c'est que De Zerbi laisse une OM en transition chaotique, et il arrive dans un Tottenham en chaos de relégation. Pas sûr que c'était l'upgrade rêvée. Mais au moins, c'est pas la Championship.

Au final, tout dépend de Spurs maintenant. Peuvent-ils tenir face à la pente descendante ? Si oui, De Zerbi aura un boulot de prestige en Premier League. Si non, il re-marche sur le marché des coachs à fort profil. À Marseille, on regarde de loin avec le sourire amer : "Mec, nous aussi on t'offrait la Ligue des Champions... tu aurais pu rester."

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