De Zerbi à Tottenham : un accord, mais sous conditions

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On en parlait il y a trois jours : Roberto De Zerbi discutait avec Tottenham. Depuis, le dossier a bien avancé. Et franchement, on ne s'attendait pas à cette tournure.

D'après Fox Sports et plusieurs sources concordantes, l'ancien entraîneur de l'OM serait tombé d'accord avec les Spurs pour prendre les rênes de l'équipe. Sauf que De Zerbi, qui n'a rien perdu de son pragmatisme, a posé une condition pour le moins inhabituelle : une clause de relégation intégrée à son contrat. En clair, si Tottenham descend, il se barre. Quand tu connais la situation actuelle du club londonien, coincé en zone rouge de Premier League après le fiasco Tudor, ça se comprend.

Un coach libre depuis l'OM

Depuis son départ de Marseille, De Zerbi n'a pas retrouvé de banc. Six mois sans club, c'est long pour un entraîneur de ce calibre. L'Italien avait laissé une empreinte tactique indéniable au Vélodrome, avec un jeu de possession qui divisait les supporters (on se souvient des débats à n'en plus finir sur le pressing haut face à Lille). Son passage éclair, une petite saison, avait au moins eu le mérite de remettre l'OM sur la carte européenne en Ligue des Champions.

Tottenham voit en lui le profil idéal pour stabiliser un projet qui part dans tous les sens. Tudor, son prédécesseur sur le banc des Spurs (et aussi son prédécesseur sur le banc de l'OM, le monde est petit), n'a pas survécu à la spirale de défaites. Les Spurs, 17es de Premier League, jouent leur survie dans l'élite. Ambiance.

La clause qui dit tout

Cette fameuse clause de relégation, c'est le détail qui résume tout. De Zerbi veut bien relever le défi, mais pas à n'importe quel prix. Il a vu ce que c'était de débarquer dans un club en pleine instabilité (coucou Marseille). Cette fois, il se protège. D'après les médias anglais, le deal tournerait autour d'un contrat de deux ans, avec sortie automatique en cas de descente.

Pour nous supporters marseillais, c'est un sentiment étrange. On a vu passer De Zerbi comme on voit passer tant de coaches sur notre banc : trop vite. Le voir négocier une porte de sortie avant même de signer quelque part, ça confirme ce qu'on savait déjà. L'homme est un compétiteur, pas un romantique. Il n'est pas resté pour le projet, il n'est pas parti par dépit. C'est du business, et à Marseille, on devrait avoir l'habitude.

Reste à savoir si Tottenham validera la clause. Parce que recruter un entraîneur qui prévoit déjà de partir si ça tourne mal, ça n'envoie pas exactement un signal de confiance aux joueurs. Mais bon, quand tu es 17e, tu n'as plus vraiment le luxe de faire la fine bouche.