Beye sous le feu des critiques malgré la victoire

1-0 contre Auxerre. Trois points. Et personne n'est content. Bienvenue à Marseille.

Habib Beye a assumé après le match un "virage tactique plus prudent" (source : Football Club de Marseille). Première mi-temps terne, jeu verrouillé, victoire dans la douleur. Le résultat est là, mais la manière fait débat — et les consultants ne se sont pas privés d'en rajouter une couche ce week-end.

Les consultants unanimes : c'est pas suffisant

Bertrand Latour a ouvert le bal : il "doute de l'apport de Beye" et ne pense pas que l'OM ait gagné grâce à son entraîneur contre Auxerre (source : Foot Marseille). Pierre Ménès y est allé plus fort, en se payant ouvertement Beye et son analyse d'après-match (source : Foot Marseille). Ludovic Obraniak, lui, a choisi un angle différent sur la chaîne L'Équipe : les problèmes de l'OM cette saison, ce ne sont pas les entraîneurs — c'est la mentalité des joueurs (source : Foot Marseille). Un avis que partage le consultant de L'Équipe qui pointe "la responsabilité des joueurs plutôt que De Zerbi" dans les turbulences de la saison (source : Football Club de Marseille).

On a changé de coach, mais les mêmes maux persistent. Un groupe qui souffle le chaud et le froid, des matchs où il faut attendre la 70e pour voir un semblant d'intention. Beye annonce qu'il va faire évoluer son onze pour les prochaines rencontres (source : Football Club de Marseille). C'est bien, encore faut-il que les joueurs suivent.

Lizarazu interpelle les supporters

Au milieu de tout ça, Bixente Lizarazu a pris la parole sur Téléfoot pour s'adresser directement aux supporters marseillais. Le champion du monde 98, passé par le Vélodrome, estime que le mouvement de contestation actuel risque de "plomber la fin de saison" (source : Foot Marseille). Son message est clair : soutenir l'équipe maintenant ou la couler.

C'est le paradoxe éternel de l'OM. On a le droit d'être en colère — trois entraîneurs en une saison, quand même — mais la colère ne met pas de points au classement. L'OM est 3e, à deux longueurs de Lyon. La fin de saison se joue sur un fil, et l'ambiance au Vélodrome sera déterminante. Lizarazu a raison sur le fond, même si c'est plus facile à dire depuis un plateau télé parisien.

Reste à savoir si Beye a le temps de convaincre. À Marseille, la patience n'a jamais été la vertu dominante.

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