Benatia aurait déjà un pied dehors. Deux semaines après le départ de De Zerbi, le directeur général sportif envisageait sérieusement de tirer sa révérence. Mais McCourt a frappé à la porte. Discussion privée, persuasion directe. Le résultat : Benatia reste jusqu'à la fin de saison. C'est déjà ça.
Maintenant, pour l'étiquette définitive en 2026-2027, c'est pas du cadeau. Benatia a posé trois conditions sans lesquelles il prend la porte : d'abord, la Ligue des Champions. Pas de négociation sur ce point. Qualifier pour l'Europe, c'est pas du luxe, c'est la baseline pour garder Benatia. Sans ça, fini, les ambitions réelles s'envolent.
Deuxième condition : des moyens financiers au mercato. Zéro réduction budgétaire. Benatia veut continuer à bâtir, pas à sacrifier l'équipe sur l'autel de l'austérité. McCourt doit tenir ses promesses en période d'incertitude.
Troisième condition, la plus importante : les pleins pouvoirs. Benatia ne veut plus rendre compte de ses choix mercato à quiconque. Après le départ de Longoria et avec la transition Juster, il voit l'occasion de s'émanciper vraiment. C'est pas de l'ego mal placé, c'est une question de stabilité. Depuis 2021, Benatia a dû gérer les tensions politiques entre la direction et le staff. Assez. Il veut construire son projet sans interférence.
Le timing joue en sa faveur : McCourt cherche un président. Benatia peut imposer ses termes maintenant. L'OM a besoin de lui pour naviguer cette transition. Et Benatia le sait.
C'est du poker classique : je reste, mais à mes conditions. McCourt peut-il vraiment refuser ? Pas dans l'immédiat. Mais l'avenir dira si McCourt trouvera un président qui accepte un directeur général aussi ambitieux sur le plan du contrôle. Ça peut être une force ou une bombe à retardement.