C'est le genre d'info qui pique. Nadjim Ali Msa, jeune défenseur central qui a grandi à Air Bel, dans les quartiers est de Marseille, va signer à l'AS Saint-Etienne (source : Football Club de Marseille). Pas à l'OM. À l'ASSE.
On parle d'un gamin prometteur, un profil de central moderne, que les Verts ont repéré et sécurisé avant tout le monde. L'opération était anticipée : Saint-Etienne a verrouillé le dossier sans laisser traîner. Pendant ce temps, à la Commanderie, on regardait ailleurs.
La formation, éternel angle mort ?
Qu'un talent ne passe pas par le centre de formation de l'OM, ça arrive. Tous les gamins de Marseille ne finissent pas au club. Mais quand c'est un joueur d'Air Bel, à quinze minutes du Vélodrome, qui part chez un concurrent de Ligue 1, ça pose question. Pas sur le joueur, qui fait le meilleur choix pour sa carrière. Sur le club, qui n'a visiblement pas jugé nécessaire de se positionner.
L'ASSE, depuis quelques saisons, a fait de la formation son axe principal de développement. Les Verts ratissent large, recrutent jeune, et n'ont aucun complexe à venir chercher des pépites dans la cour de l'OM. C'est malin de leur part. C'est agaçant du nôtre.
Le précédent qui fait mal
On ne dit pas qu'Ali Msa deviendra le prochain Saliba (quoique, défenseur central, formé pas loin de Marseille, qui part ailleurs... le parallèle est tentant). On dit simplement que l'OM ne peut pas se permettre de laisser filer les talents locaux systématiquement. Le centre de formation a sorti de bons joueurs ces dernières années, mais la détection des jeunes du cru reste un chantier.
Habib Beye, ancien formateur au Red Star avant d'arriver à Marseille, connaît l'importance du travail avec les jeunes. Reste à savoir si la direction sportive partage cette vision à long terme, ou si le mercato flashy continuera de primer sur le recrutement de la base.
Bonne chance à Nadjim. Et si un jour tu reviens au Vélodrome, on espère que ce sera en bleu et blanc.